lundi 23 avril 2007

42 kilomètres

Dimanche dernier avait lieu le marathon de Paris. Comme mon (futur) beau-frère le courait, j'ai accompagné ma soeurette pour le soutenir un peu avant la ligne d'arrivée. Et ça m'a vraiment impressionnée. Tous ces anonymes qui courent, qui vont au bout de leurs forces, pour le plaisir de se dépasser... et quelle satisfaction, quand ils franchissent la ligne d'arrivée !

Il y a eu de la sueur, des larmes, des crampes, du sang... (vous le saviez, vous, que les hommes peuvent saigner des tétons à cause des frottements, s'ils ne les protègent pas avec des pansements ?)

Alors que Soeurette et moi, on attend impatiemment de voir passer (futur) Beau-frère (qui a fini par passer devant nous, et a bien failli ne pas nous voir, malgré nos "allez Xavier !", tellement il était concentré sur les derniers 200 mètres avant l'arrivée), devant nous, un homme ralentit et s'arrête de courir. Ses jambes ne le soutiennent plus, il s'affale sur lui-même. Mais il lutte, il ne veut pas tomber. Malgré ses efforts, rien à faire, ses muscles ne le portent plus. C'est déchirant, on est là, impuissantes, à le voir plier les genoux. Plusieurs personnes le doublent, sans doute sans même s'apercevoir de ce qui lui arrive. Et puis, deux hommes le dépassent mais le voient. Ils s'arrêtent, essaient de le relever. L'homme ne tient plus debout. Alors les deux autres coureurs lui prennent chacun un bras, qu'ils passent par-dessus leur épaule, et ils finissent la course en marchant et en le portant jusqu'à la ligne d'arrivée. J'ai rarement vu une scène aussi touchante, je vous assure.

C'est beau, le sport !

les beaux gosses à l'arrivée

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